Quand le possible précède la sagesse (Science du phénomène et éthique de la conscience)
- 13 févr.
- 2 min de lecture
I. Le vertige du possible
Lorsque j’ai découvert certains travaux explorant les conditions d’émergence de phénomènes dits “anormaux”, j’ai ressenti deux choses en même temps.
Une admiration sincère devant la cohérence mécanique proposée.
Et un vertige.
Car comprendre comment quelque chose peut apparaître, c’est aussi comprendre que cela pourrait être provoqué.
Et là, une question s’impose :
Sommes-nous prêts à ce que nous rendons possible ?
II. La mécanique du phénomène
Il existe aujourd’hui des recherches qui tendent à démontrer que certains phénomènes ne surgissent pas au hasard.
Ils pourraient dépendre :
de la qualité du terrain,
de paramètres environnementaux,
de configurations énergétiques particulières,
et peut-être, de la conscience comme facteur actif.
Ce regard n’est ni magique ni naïf.
Il cherche à comprendre les conditions.
Et en cela, il mérite respect.
Comprendre comment un phénomène se traduit vers la matière est une avancée intellectuelle réelle.
Toutefois comprendre le mécanisme n’est pas encore comprendre l’enjeu.
III. Le point aveugle
L’histoire humaine nous l’a appris à maintes reprises :
Nous savons souvent faire avant de savoir mesurer.
Énergie atomique.
Manipulations biologiques.
Technologies d’influence.
La capacité précède la maturité.
Et lorsque cela arrive, le possible devient dangereux non par nature, mais par immaturité.
IV. Pourquoi certains savoirs furent protégés
Dans de nombreuses traditions initiatiques, certains savoirs furent transmis avec prudence.
Non par élitisme.
Non par désir de domination.
Mais parce que la conscience collective n’évolue pas au même rythme que la puissance technique.
Le secret n’était pas confiscation.
Il était temporisation.
V. L’écologie de la conscience
C’est ici que je me situe.
Si certains phénomènes peuvent émerger sous certaines conditions, alors la conscience devient un paramètre décisif.
Le terrain n’est pas neutre.
Il prépare les formes.
Et la conscience influence le terrain.
Alors la question n’est plus seulement scientifique.
Elle devient éthique.
Que nourrissons-nous collectivement ?
Quelle qualité de conscience précède nos expériences ?
La maturité doit précéder la capacité.
Il est important d’insister sur cela.
VI. Complémentarité
Comprendre le “comment” est précieux.
Néanmoins le “jusqu’où” est indispensable.
Comprendre comment un phénomène peut se manifester ne dit rien de notre capacité à l’habiter consciemment.
VII. Conclusion – Spiritualité adulte
Le véritable enjeu n’est pas d’ouvrir des portes.
Le véritable enjeu est de savoir lesquelles nous sommes capables d’habiter sans nuire.











































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