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Les trois eaux

Très joli rendez-vous aujourd’hui.

Une très jeune femme vient me rejoindre car elle souffre d’un grand stress, elle parle très vite et m’explique qu’elle « court » dans tous les sens, va « à fond » dans différentes activités qu’elle abandonne rapidement, se lance dans des tas de projets qu’elle ne mène jamais jusqu’à leurs termes et m’avoue qu’elle n’aime pas son corps et s’inflige des régimes drastiques entre des crises de boulimie.

Elle voudrait comprendre pourquoi cela et comment se sortir de cela.

Je souris car je sais que ce rendez-vous sera simple. C’est une toute jeune femme, le système des «fausses-croyances » n’a pas encore de racine très profonde, je vais pouvoir voir la « métamorphose » lorsque la compréhension va se faire et je m’en réjouis déjà.

Nous discutons pour recherchons depuis quand elle ressent ce stress, nous arrivons à son adolescence, le passage de son corps d’enfant à celui de jeune femme. Ce n’est pas toujours un passage facile pour nous les femmes mais je ressens que même si cette période-là n’a pas été confortable pour elle, que cet inconfort a été un terrain propice à l’enracinement de « fausses-croyances », l'origine n’est pas là.

Je lui demande alors comment elle a vécu sa petite enfance. Là elle me raconte qu’elle est celle du milieu, qu’elle a eu du mal à trouver sa place car sa maman était très occupée entre l’aîné et le cadet, qu’elle s’est sentie rejetée, mal aimée…

Oh p’tit cœur !

Voilà comment par absence de dialogue, en réalité, l’enfant, qu’elle a été, s’est construite dans la croyance qu’elle n’est pas aimée par sa maman. Evidemment que c’est faux… C’est juste un problème de dire. Parfois, nous, parents, pris par nos préoccupations diverses, agissant souvent dans l’urgence, nous oublions de parler réellement avec nos enfants, d’expliquer les situations et encore plus de leur rappeler combien nous les aimons estimant quelque fois que cela va de soit.

Bien sur, il n'est pas exclure que sa personnalité égotique a été fort blessée de perdre sa place de petit dernier, de "bébé de la famille"... Un crime de lèse-ego !

Cette compréhension faite, son phrasé est devenu moins rapide, moins saccadé plus posé. Une série de questions a suivi… elle mettait en lumière, toute seule, là où l’on conduite cette fausse croyance, cette mal-compréhension.Ces instants-là sont pour moi des moments de bonheur profond.

Je l’accompagne encore un peu jusqu’au bout de son « auto-analyse » et lui propose un ré-accordement énergétique pour l’aider à rétablir son équilibre.

Aha ahah !!! Les images qui lui sont parvenues sont tellement forte symboliquement ! Quelle joie !

Elle a en premier vu un puit profond et sombre qui lui a fait très peur. Elle m’a dit « J’ai essayé de mettre un bouchon dessus mais je n’ai pas réussi et j’avais peur ». Ce puit aux eaux noires a très vite été remplacé par une piscine d’un bleu azur et enfin en une mer aux eaux calmes et limpides...

Et le sourire… le sourire ! Si vous aviez vu son sourire et la luminosité qui s’est installés sur son visage !

Elle me dit « Je n’arrive pas à arrêter de sourire ! » ce qui m’a fait éclater de rire…

Vouloir arrêter de sourire… En voilà une drôle d’idée ! Rire !

Nous avons rigolé ensemble puis nous nous sommes séparées après que je me sois assurée que la compréhension du processus de formation des fausses-croyances a bien été compris.

Je ne me fais pas de souci pour cette jeune femme. Elle saura être.

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