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Myrna Nazzour est une femme ordinaire

  • 12 avr.
  • 4 min de lecture

Née en 1964 en Syrie, elle est issue d’une famille de l’Église catholique orientale de rite byzantin. Elle n’est pourtant pas religieuse. Son époux, Nicolas, est quant à lui issu d’une famille chrétienne orthodoxe, sans pratique particulière. Ensemble, ils mènent une vie simple et fondent une famille.


Et pourtant…


Entre 1982 et 2014, Myrna reçoit des manifestations extraordinaires : stigmates, extases, exsudations d’huile, messages attribués au Christ et à la Vierge Marie lors d’apparitions.


Une icône — reproduction de Notre-Dame de Kazan — aurait exsudé une quantité impressionnante d’huile d’olive, associée à de nombreuses guérisons.


Et malgré cela… Myrna demeure une femme simple.

Après ces manifestations, elle retourne à sa vie quotidienne : cuisiner, s’occuper de son foyer, de ses enfants.


C’est précisément là que réside la force de son témoignage.


Résonne en moi cette parole de Gitta Mallasz : « Le saint d’aujourd’hui vit dans l’ère où les opposés esprit et matière retrouvent leur unité indissoluble. »


Myrna incarne cette unité.

Elle ne sépare pas le sacré du quotidien.

Elle ne quitte pas la matière pour rejoindre l’esprit : elle les unit.


Et c’est peut-être là le véritable message.


Car ce n’est pas tant l’extraordinaire qui interroge… mais le fait que cet extraordinaire coexiste avec l’ordinaire sans jamais le remplacer.


Le Divin, à travers elle, ne cherche pas à impressionner.

Il cherche à s’inscrire dans la vie.


Lors des premières manifestations, Myrna fut profondément bouleversée, voire terrorisée.

Elle ne comprenait ni ce qui lui arrivait, ni pourquoi cela lui arrivait à elle — si simple, si peu dévote.

Elle a dû traverser ses peurs, ses conditionnements, ses résistances.

Et peut-être a-t-elle été soutenue dans ce passage.


Comme chacun de nous peut l’être.


Car ce chemin est celui d’un retour : redevenir enfant — non pas naïf, mais ouvert, disponible, aimant.


Je ne dis pas que chacun est appelé à vivre de telles manifestations.

Mais je crois profondément que chacun peut vivre une relation directe, intime, incarnée avec le Divin.


Non pas en quittant le monde… mais en l’habitant pleinement.


À travers Myrna, un langage symbolique se déploie.


Elle porte en elle des manifestations associées à différentes traditions chrétiennes : les stigmates, souvent liés à la mystique catholique, et l’exsudation d’huile, profondément enracinée dans la tradition orthodoxe.


Comme un pont vivant.


Mais au-delà même de cette réunification apparente, quelque chose de plus profond encore se révèle : la fin des séparations.


Entre les traditions.

Mais aussi — et surtout — entre l’esprit et la matière, entre le Divin et l’humain, entre l’extraordinaire et le quotidien.


La question n’est peut-être plus : “À quelle tradition appartient ce phénomène ?”

Mais plutôt : “Sommes-nous prêts à reconnaître que le Divin n’appartient à aucune ?”


Et que, peut-être, il cherche aujourd’hui à se vivre autrement.


Dans la simplicité.

Dans la disponibilité.

Dans la transparence du cœur.


Car le Divin ne choisit pas nécessairement les plus “préparés”.

Il se révèle à ceux qui, d’une manière ou d’une autre, deviennent disponibles.


Disponibles à être traversés.

Disponibles à être dépassés.


Pour ma part, ce témoignage me bouleverse profondément.

Il vient toucher quelque chose d’essentiel : notre capacité à laisser le sacré entrer dans la matière… et à reconnaître que, peut-être, il y a toujours déjà été.

 

🌟 Lecture spirituelle — Le langage du Vivant à travers Myrna


Ce que vit Myrna Nazzour ne peut être réduit à une succession de phénomènes extraordinaires.

Car si nous nous arrêtons aux manifestations — stigmates, extases, exsudations d’huile — nous passons à côté de l’essentiel.


Myrna ne montre pas.

Elle révèle.


À travers elle, c’est un langage ancien qui se remet à parler.

Un langage que l’homme moderne a oublié : celui du lien vivant entre l’invisible et la matière.


🫒 L’huile — Quand le Divin devient tangible


L’huile qui s’écoule n’est pas un prodige destiné à impressionner.

Elle est un symbole universel.

Depuis toujours, elle nourrit la flamme, consacre les êtres, soigne les corps.

Elle est ce qui permet à la lumière de demeurer vivante.


À travers elle, un message simple et profond est donné :


👉 le Divin n’est pas ailleurs — il peut se rendre présent, jusque dans la matière.


L’huile est le signe que l’invisible accepte de prendre forme.

Qu’il ne cherche plus seulement à être cru… mais à être ressenti, touché, vécu.


✋ Les stigmates — Quand la matière devient passage


Les stigmates ne sont pas uniquement les marques d’une souffrance.

Ils sont des ouvertures.

Des lieux où le corps ne résiste plus, où la matière cesse d’être une barrière, et devient passage.


Ils disent :


👉 ce qui était fermé peut s’ouvrir, ce qui résistait peut s’abandonner.


Le corps n’est plus un obstacle au Divin.

Il devient un espace de traversée.

Une transparence.


🖼️ L’icône — Quand le visible devient porte


Dans la tradition orientale, une icône n’est pas une image.

Elle est une présence.

Une fenêtre ouverte entre deux mondes.


Lorsque l’huile s’en écoule, ce n’est pas l’objet qui agit.

C’est la porte qui s’ouvre.


Et cette ouverture semble répondre non à une autorité extérieure… mais à une qualité intérieure.

Comme si le Divin ne se manifestait pas là où il est attendu, mais là où il est accueilli.


🌿 Le véritable enseignement


Ce que Myrna donne à voir dépasse les phénomènes.


Elle incarne une bascule.


👉 Celle d’un monde où le sacré était séparé vers un monde où il redevient immanent.


Elle ne quitte pas sa vie pour vivre le Divin.

Elle vit le Divin au cœur même de sa vie.


Et c’est peut-être là le message le plus bouleversant :


👉 il n’est pas nécessaire d’être extraordinaire pour être traversé par le Divin.

👉 il est seulement nécessaire d’être disponible.


Disponible à être touché.

Disponible à être ouvert.

Disponible à ne plus tout comprendre… mais à laisser être.


💫 Une reconnaissance silencieuse


Il arrive parfois que certaines âmes nous touchent sans raison apparente.


Sans rencontre.

Sans échange.

Sans histoire commune.


Et pourtant…

Quelque chose reconnaît.


Sans mot.

Sans preuve.

Sans explication.


Peut-être parce que, au-delà des formes, ce qui se reconnaît… est de même nature.


Nathalie



 
 
 

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